Les textes mathématiques babyloniens qui nous sont parvenus sont ou des tables destinées à faciliter le calcul ou des exercices pratiques, des problèmes. Ce sont exclusive- ment les textes de cette seconde catégorie qui forment l'objet du pn sent travail ). Sur le lieu de rédaction de ces textes, qui pour ]a plupart p 'oviennent de fouilles clandestines, nous n'avons que d'assez rares indications. Nous soumes encore plus ma documentés sur leur âge, aucun n'étant daté. Ceux que j'ai rang, s dans "l'ancien âge babylonien" (et c'est l'immense majorité) sont, autant qu'il est Pl ssib]e d'en juger par la langue et le type d'écriture, çontemporains de ]a première dynistie babylonienne ou de peu postérieurs. Les plus anciens, tels ]e prisme de Larsa AO ~ 862 et ]a tablette, de provenance inconnue, BM t 390 t, ne sauraient guère être antérieurs à t,lammurapi ) ; parmi les plus récents se classent les grands textes du British Museum i5 t 94, 85 t 96, 85200, 85210, qui proviennent sans doute d'un seul et même dépôt, ayant É: té présentés à l'acqui- sition dans ]e même lot et ayant même terminologie. AO 17264, qUf j'ai placé au "moyen âge baby]onien", pourrait être du deuxième tiers du deuxième millé naire. Aucune tablette ne remonte aux temps néobabyloniens ou perses et deux textes seLdement, AO 6484, qui provient de Warka, et BM 34568, sont du temps des Séleucides.